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L’ambassade australienne à Bangkok


A Bangkok, l’ambassade australienne,

Yann Le Cornec, patron de LCM Design, et Félicien Martinet, son ouvrier, viennent de passer un mois en Thaïlande. Le savoir faire français sans frontière. La température était estivale, mais le temps n’était pas aux vacances. Les deux menuisiers de Bennwihr ont participé à la construction de la nouvelle ambassade d’Australie à Bangkok. Sollicité par une de ses connaissances Nantaises qui travaille avec Bouygues Thaï, Yann Le Cornec a été appelé en renfort sur le chantier qui s’achève fin mars. Du 6 janvier au 4 février, lui et son ouvrier ont réaliser le plafond du bureau de l’ambassadeur. Pas moins de 72 m² de surface, ainsi que celui de plusieurs pièces voisines.

Un travail sous haute surveillance. Caméras, rondes des gardes, interdiction de téléphoner à l’intérieur du bâtiment… Les conditions étaient drastiques pour les 250 à 300 ouvriers du chantier. Essentiellement des paysans thaïs qui n’oubliaient pas d’apporter leurs offrandes à Bouddha devant l’autel installé sur le chantier. Ils travaillaient aux côtés d’une vingtaine d’expatriés. Dont cinq à six Français. L’expérience a parfois dérouté Yann et Félicien. « On s’est retrouvés à travailler par terre avec une scie sauteuse un peu douteuse alors qu’ici, on a tout. » Elle leur a surtout permis de s’ouvrir à un autre mode de travail. Ils sont repartis enchantés, auréolés des compliments saluant leur savoir-faire.

Un beau clin d’oeil à l’artisanat français

Parfois, ils sont bloqués. « Nous avons voulu modifier la façon de poser le plafond car ça ne marchait pas. Il a fallu attendre l’avis de l’expert ! Ils ont des problèmes d’organisation. Il y a beaucoup de petits chefs », note Yann.  Les deux hommes sont revenus conquis. En vivant une si belle expérience, ils se sont rendu compte que beaucoup de choses prenaient du sens dans leur vie. Les Thaïs sont très attachants. « Ils mangeaient tout le temps et nous offraient des fruits. Quand on laissait tomber quelque chose, ils s’empressaient de le ramasser ». Certains portent un ruban noir sur leur tenue en signe de deuil vis-à-vis du roi, disparu en octobre. « On est repartis avec des compliments et je crois que nous avons laissé une bonne image de la France ». Yann s’en félicite. « C’est un beau clin d’oeil à l’artisanat français ».

Source : Dna

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